Sans l'aide de collaborateurs dans toute l'Europe, la peste nazie ne se serait pas étendue aussi facilement. Certains de ces "collabos" partageaient les idées des nazis, d'autres agissaient par intérêt, d'autres encore essayaient sincèrement d'atténuer les souffrances de leur peuple...
Commençons la série de portraits de ces tristes personnages en battant notre coulpe Française. Reconnaissez-vous ce "héros" de la nation en qui l'immense majorité des Français avaient confiance?
<Je suis toujours maréchal de France.>
Aucunes plaques ne commémorent ces évènements pourtant historiques.
Joli hanjie... si je puis dire...
Ceci-dit, c'est si facile pour nous aujourd'hui de crier haro sur le vieillard, quand à l'époque les foules acclamaient le "sauveur de Verdun" de leur épargner les conséquences d'un conflit meurtrier.
Il est responsable de ses décisions, ainsi que de celles prises par ses "collaborateurs" (^^), c'est entendu.
Mais parmi ceux qui le blâment aujourd'hui, je ne suis pas certain qu'ils soient tous animés par une telle grandeur d'âme s'ils se retrouvent demain impliqués dans une situation semblable.
Depuis quelques années, je m'interdit de poser un jugement sur le comportement de tous ces gens, quels qu'ils soient, à une époque où je n'étais pas né. Ce qui ne m'empêche pas de continuer de croire à des valeurs humanistes, et de les défendre, modestement, au quotidien.
Humain, trop humain...
Mon but n'est pas de dénoncer ou de juger, mais de nous interroger sur les raisons qui ont pu pousser des hommes à faire ce qu'ils ont fait...
Impressionné par les récits de son grand-oncle qui avait servi sous Napoléon, et très marqué par la défaite de 1870, il décide de faire carrière dans l'armée. A cette époque, l'armée Française se remet difficilement de l'humiliation de 1870. C'est aussi à cette époque que se déroule l'affaire Dreyfus. Sans être profondément anti-Dreyfusard, Pétain, catholique pratiquant, prend position pour "l'honneur de l'armée" et donc pour la condamnation de l'officier juif.
Ses notes sont médiocres, et il est souvent dépassé par d'autres jeunes officiers. Il garde une certaine rancoeur de cette période et accuse les officiers mieux placés que lui d'être francs-maçons.
Tout le monde connait la suite. La guerre de 14-18, et Verdun, où Pétain se montre comme un chef plus humain (pas très difficile, quand on connait l'incompétence manifeste des chefs de l'époque).
Sa popularité et ses intrigues lui permettent d'accéder au pouvoir en 1940, comme chef du gouvernement de collaboration avec les nazis.
Un petit détail amusant: le vieux bonhomme dont la devise était "travail, famille, patrie" ne ratait jamais une occasion de détourner ses secrétaires de leur travail... DSK n'a rien fait d'original...
<La guerre est une chose trop sérieuse pour la confier aux militaires.>
Petitpierre, une petite question, est ce que côté Allemand c'était pareil.
Ma préférée sur ce sujet : "La justice militaire est à la justice que ce que la musique militaire est à la musique".
Lynxette, marche à 7 temps ;)