Roger ne parle plus. Roger ne pleure plus. Hébété, il refuse d'un signe de tête les calmants que lui tend Mme Pincemaille. Il se pelotonne dans son lit. Petit à petit, il se laisse submerger par tous ceux qu'il ne reverra plus: sa tendre maman aux cheveux si doux, son père et ses fausses colères, Marie-Jeanne si sérieuse, Pierrette et son éternel sourire, Claude presque aussi espiègle que lui, et sa petite Josette adorée; par tout ce qu'il ne fera plus: les parties de football avec son papa, les parties de pêche avec Marcel, son meilleur ami, son ami pour la vie...
Régis Delpeuch
Pauvre Robert.
Merci pour le hanjie