26 mai 1871:
Jules Favre, ministre des affaires étrangères, expédie de Versailles, aux représentants de la France à l’étranger, la dépêche suivante:
"Versailles, 26 mai 1871.
Monsieur, L’œuvre abominable des scélérats qui succombent sous l’héroïque effort de notre armée ne peut être confondue avec un acte politique. Elle constitue une série de forfaits prévus et punis par les peuples civilisés. L’assassinat, le vol, l’incendie systématiquement ordonnés, préparés avec une infernale habileté, ne doivent permettre à leurs complices d’autre refuge que celui d’une expiation légale. Aucune nation ne peut les couvrir d’immunité, et, sur le sol de toutes, leur présence serait une honte et un péril. Si donc vous apprenez qu’un individu compromis dans l’attentat de Paris a franchi la frontière de la nation près de laquelle vous êtes accrédité, je vous invite à solliciter des autorités locales son arrestation immédiate et à m’en donner de suite avis pour que je régularise celte situation par une demande d’extradition.
Recevez, Monsieur, les assurances de ma haute considération.
Signé : Jules FAVRE."
Face à l'Association Internationale des Travailleurs (depuis, souvent appelée la 1ère Internationale), on voit ici un fat en appeler à l'internationale de facto des conservateurs du pouvoir. Celle-ci s'était déjà manifesté puisque Bismarck avait accepté de rendre les 100 000 soldats faits prisonniers lors de la bataille de Sedan.
"Je vous fais la guerre mais je suis votre allié dans la guerre de classe"...
Cela dit, il a une drôle de tête, le monsieur, là...
Et après plus d'une heure de bagarre, au 15 février 26 à 18h00, je peux dire que j'ai fini toutes les grilles de cette (excellente) série !..
Bravo & merci.