Le matin du 2 décembre 1805, malgré le brouillard épais, le gros des troupes austro-russes se met en marche vers l'aile droite française. L'aile droite française allait héroïquement tenir toute la journée, régulièrement renforcée par des troupes arrivant de Vienne à marche forcée (dont des troupes commandées par le maréchal Davout).
Soudain, alors que le soleil perce le brouillard, les quelques Russes étant encore sur le plateau de Pratzen, centre de la position coalisée, entendent monter un chant de la vallée en contrebas:
"On va leur percer le flanc!
ran tan plan tire lire lan plan
ah c’que nous allons rire
ran plan tire lire
On va leur percer le flanc!
ran tan plan tire lire lan plan"
C'est le 4e corps d'armée français commandé par le maréchal Soult, qui vient couper l'armée austro-russe en deux en son centre! Les coalisés comprennent, un peu tard, que leur attaque massive vers la droite française a affaibli le centre de leur dispositif. Ils sont tombes dans le piège de Napoléon.
On entendrait presque la musique qui accompagne leur pas. D'ailleurs, je ne savais pas qu'elle était de cet austère Liszt...
(la grille et le commentaire musicologique...)
On trouve selon les sources 15000 à 35000 pertes côté allié (morts, blessés et prisonniers), et 1500 morts et 7000 blessés côté français (c'est un peu plus précis côté français parce qu'étant restés maîtres du champ de bataille, ils ont eu le temps de comptabiliser leurs pertes).