Témoignage – Benoit Malon, 30 ans, ouvrier teinturier, journaliste
"Dans cette guerre de classe, les auxiliaires ne manquent pas, dans Paris même, aux soldats de l’ordre. Pendant le siège, plus d’un fédéré avait été atteint par la balle d’un fusil à vent, braqué derrière les jalousie d’une appartement bourgeois. Maintenant que l’armée est là, à quelques centaines de mètres, les réactionnaires plus hardis se servent de véritables chassepots, tout au moins de fusils de chasse. Ils tirent surtout sur les officiers supérieurs et les membres de la Commune, reconnaissables à leur écharpe rouge. Quelquefois ils tirent aussi en plain sur une colonne de fédérés qui passent."